06/09/2011

Un air de Wallonie- Lieux-communs

Un air de Wallonie...

 
Lieux-Communs présente à l’Hospice Saint-Gilles à Namur (Parlement wallon) du 7 septembre au 23 décembre 2011  « Un air de Wallonie ». Cette exposition offre un large panorama et un éclairage inédit de la création actuelle en Wallonie.
Autour de grandes figures qui ont participé à la Biennale de Venise, de valeurs sûres et de créateurs bien présents dans les expositions internationales, « Un air de Wallonie » permet de découvrir une scène artistique bouillonnante, en phase de renouvellement et pleinement ancrée dans les questionnements artistiques et sociétaux de notre époque.
Les œuvres présentées vont de l’installation à la peinture en  passant par la photographie, la sculpture, la gravure, le dessin…
 
Jacques CHARLIER "Chaque jour la Belgique change la France"
 
« Un air de Wallonie » offre un regard pluriel et polymorphe à l’image de la création d’aujourd’hui. L’exposition confronte des approches artistiques, des modes d’expression et des techniques variées.  Il y a malgré tout peut-être un air de famille entre certains de ces artistes comme si le fait d’être né ici, d’y vivre ou d’y être d’une certaine façon attaché créait parfois une complicité dans le regard sur l’art et le monde.
La scénographie sobre d’ « Un air de Wallonie » met en valeur cet exceptionnel espace classé de l’hospice Saint-Gilles. Sa bibliothèque offre aux artistes des « alcôves » parfois utilisées comme des cabinets de curiosités créés spécialement pour l’exposition. Directement inspirés par le lieu, des artistes évoquent le savoir, l’univers du livre, le journal intime, le signe ou le signet.
Dans une sphère intimiste, certains travaux explorent le rapport au corps, à la sensualité, le portrait, l’enfance…
L’humour parfois iconoclaste, revisitant l’esprit du surréalisme ou de Fluxus,  est un des communs dénominateurs de la création actuelle en Wallonie. « Un air de Wallonie » aurait aussi pu s’intituler «  Ceci n’est pas une exposition d’art de Wallonie »…
Le regard est volontiers critique sur le monde de l’art et sa marchandisation croissante.
Certaines œuvres abordent la notion mouvante d’identité. Des créateurs questionnent  les enjeux environnementaux et interrogent les paysages industriels, fluviaux ou ruraux.
D’autres revisitent le(s) voyage(s) et quelques pays marqués au XIX siècle par la présence technologique wallonne.
Une caractéristique présente est également d’explorer (de faire exploser ?) les limites de l’art et de créer un lien fort entre la pratique artistique et la vie : des créateurs en marge et en marche.
Une occasion donc de découvrir des créateurs ainsi que leur pratique toujours joyeuse et passionnée de l’art.
Au gré des rencontres, des confrontations, des parallèles, chaque visiteur pourra ainsi se créer ses repères,  son propre paysage de la création actuelle en Wallonie. Ouverte de septembre à décembre exactement 80 jours, « Un air de Wallonie » vous convie donc au tour du monde de l’art contemporain en Wallonie.
 
Mady Andrien, Elodie Antoine, Annie Brasseur,  Jacques Charlier, Alexandre Christiaens, Jérôme Considérant , Gérald Dederen, Anne Dejaifve, Delphine Deguislage,  Barbara Dits, Isabelle Francis, Rohan Graeffly,  Michaël Guerra, Chantal Hardy,  Philippe Herbet, Louise Herlemont, Katherine Longly, Didier Mahieu, Jean-François Octave, Nathalie Pirotte, Pierre Radisic, Lucia Radochonska , Romina Remmo, Véronique Renier, Vincent Rousseau, Magda Ulrych, Dorothée Van Biesen, Thierry Verbeeck, Monique Voz, Marcel Warrand, Cathy Weyders.

Exposition du 7 septembre au 23 décembre 2011
Hospice Saint-Gilles ( Parlement wallon)
Rue Notre-Dame 1 5000 Namur


 
Ouverture du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h.
 
www.lieuxcommunsnamur.com/

21:48 Écrit par anne dejaifve dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art contemporain |  Facebook |

27/08/2011

ONZE -Exit 11

Jusqu'au 11 septembre, à la galerie Exit 11.

La galerie Exit 11 a entamé l’année dernière un cycle d’exposition où elle propose à l’un de ses artistes d’en inviter d’autres. Benoît Félix prend la balle au bond tel un capitaine d’équipe et invite dix artistes : Lucile Bertrand, Nicolas Biéva, Alexandre Christiaens, les Ets.Ducoux, Bernard Hubot, Alice Janne, Djos Janssens, Olivier Pé, Jonathan Sullam et Dominique Thyrion. Il n’imposera pas de thème, à dessein…Laisser venir des propositions d’artistes dont la démarche plastique l’interpelle, se sont des rencontres précieuses dit-il. Des logiques plastiques similaires à la sienne, mais aussi différentes. La question est là. Etre onze dans ce lieu, parier sur les connections multiples entre les œuvres, la lecture d’un travail par rapport à un autre…Une exposition collective est toujours un challenge, un jeu de construction où chacun prend place et ces mouvements dans l’espace se cherchent, se confrontent ou se complètent. Tenter l’expérience : celui du groupe. On trouve rarement seul les réponses à ses questions et les malentendus sont aussi pour Benoît Félix moteurs de création. Dix trajectoires traverseront celle de Benoît Félix et lui ouvrira le jeu comme il se doit. Caroline Coste

Dès que vous entrerez dans la galerie, votre regard sera happé vers le fond de la galerie, par une spirale énigmatique, un halo de lumière,images en mouvement qui dialoguent avec 3 éclipses et un néant, un trou. Quand vous approcherez de l'ensemble mis en relation avec cette installation, vous pourrez y jouer à mille rapprochements: espace, trou, et l'"origine" vous confirmera que vous ne vous y êtes pas trompé, même si Nicolas Biéva brouille parfois les pistes. Les Ets.Ducoux rejoint avec humour le thème de l'expo "Onze" dans un travail très construit, où chaque langage est paufiné avec malice. Le travail de Bernard Hubot mériterait un espace plus brut, plus large. Le regroupement de Onze artistes réalisé par Benoît Félix permet différents dialogues, confrontations, un bon moment d'arts contemporain (rare en Wallonie). L'émission  http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1206653 de Thierry Génicot permet d'approfondir le travail de chacun.

09:38 Écrit par anne dejaifve dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art contemporain |  Facebook |

08/06/2011

Anish Kapoor pour Monumenta

Une expérience artistique et physique inoubliable. Une chance: arriver dans la pénombre et découvrir l'espace d'un profond rouge qui soudain s'illumine grâce au soleil qui passe au dessus du Grand-Palais et dessine les veines de la vie sur l'ensemble de la surface. Le public a applaudi!

"Ici, pas question d'observer l'œuvre à distance : elle vous engloutit mais sans jamais se laisser approcher. La première partie de Leviathan est une plongée dans le rouge. Une nef gigantesque, comme une cathédrale. Mais avec en point de mire trois percées vers d'indéfinissables sphères aussi attirantes qu'effrayantes." Le soir.be

A voir jusqu'au 22 juin

17:22 Écrit par anne dejaifve | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art contemporain |  Facebook |

23/05/2011

Tous cannibales, Fin mai à Berlin (après Maison Rouge à Paris)

Un thème dérangeant présenté dans une exposition qui permet toutes les questions, quelques réponses et beaucoup d'intérêt.

"Une exposition qui réveille la bête humaine qui sommeille en nous. « Nous sommes tous des cannibales. Le moyen le plus simple d'identifier autrui à soi-même, c'est encore de le manger » proclamait le célèbre anthropologue Claude Lévi-Strauss dans un article publié dans La Repubblica en 1993. Sur les cimaises de la Maison rouge (!) à Paris flotte un air savant de sang et d’orgie. Au travers d’une centaine d’œuvres, 49 artistes témoignent de la réalité, la radicalité et la contemporanéité du cannibalisme dans l’art. Les artistes comme séismographes de notre époque ?

 « Dans son article Nous sommes tous des cannibales, Lévi-Strauss fait le lien entre un cannibalisme rituel et respectueux par rapport à la transplantation des organes, de sang, qui est une autre forme d’incorporation de l’un et de l’autre, remarque Jeannette Zwingenberger. Il pose la question, quel est ce corps aujourd’hui ? Artificiel ? Naturel ? Il y a la hantise des clones, des corps multiples. Lorsqu’il y a des corps multiples, on peut peut-être les dévorer. Le corps comme interface avec soi-même et l’autre. »" Siegfried Forster  rFiTOUS-CANNIBALES_1914159971882450225.jpg

09:50 Écrit par anne dejaifve | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art contemporain |  Facebook |

11/04/2011

K21 Dusseldörf

Ce musée d'art contemporain est trop peu souvent signalé dans la liste des grandes expositions. Deux très intéressantes expositions s'y déroulent actuellement. La qualité des installations, accrochages et projections est assez exceptionnelle.

La première exposition " intensif-Station" "26 Künstlerräume im K21" est un dialogue entre l'espace du musée, des artistes invités et les artistes de la collections. Chacun bénéficie d'une salle, ce qui permet de voir des installations très fortes de Thomas Hirschhorn, Nathalie Djurberg, Monica Bonvicini,....

De la collection nous retrouvons avec plaisir Katharina Fritsch avec une installation amplifiée, Boltanski, Munoz...

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katharina-fritsch-at-k21-01-man-and-mouse-monk-doctor-and-salesman1.jpgLa deuxième au sous-sol entièrement occulté: Big Picture rassemble parmi les meilleurs vidéastes actuels: Steve McQueen, Shirin Neshat, Rodney Graham....

Jusqu'au 04-09-11

11:05 Écrit par anne dejaifve | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art contemporain |  Facebook |

10/04/2011

David Claerbout - une journée au Wiels

Superbe exposition, superbe mise en espace, superbe travail à vivre au rythme de l'oeuvre!

art contemporain

"Entrer dans le domaine mystérieux de la fascination, du temps qui passe, de l’instant saisi dans la durée. C’est ce qu’offre le Wiels quand, face aux écrans géants où se projette une chorégraphie d’images, le visiteur plonge en apesanteur sensorielle. Tout commence, non par les sens attendus au portillon d’un travail de vidéaste que seraient la vue ou l’ouïe, mais par le simple foulement d’un tapis hautement moelleux, atmosphère bleu sombre au premier niveau, puis éclaircie blanche de la palette à l’étage supérieur, avec toujours ce tapis de lobby hôtelier qui nous coupe du monde extérieur pour mieux aviver nos sensations.Les écrans s’entrecoupent, se répondent. On plane, on vit le mouvement de l’image et de son contraire dans une sorte de défi poétique sans fin qui va à l’encontre des schémas usuels de la perception. Fidèle à sa fascination libre pour le plan fixe au cinéma qui lui permet de pénétrer une autre dimension, David Claerbout (Courtrai, 1969) quantifie le temps à travers ses films et photographies : « Pas le temps au sens strict, précise l’invité qui occupe deux niveaux du Wiels, mais plutôt ses corollaires, le concept de durée et de répétition. Pour moi, cette exposition se veut autre chose qu’une rétrospective. C’est l’occasion unique de porter un regard global sur un ensemble de travaux. Aujourd’hui, je me rends compte que le son devient l’agent secret qui régit tout mon travail de vidéaste. »" D. Legrand 23-2_11

jusqu’au 15 mai au Wiels

 

14:05 Écrit par anne dejaifve | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art contemporain |  Facebook |

Tal-Coat au BAM

Un réel bonheur que ce parcours dans le musée des Beaux arts de Mons. Ce peintre à la personnalité fort attachante, nous entraîne dans une recherche pleine d'authenticité.          art contemporain                                                          "Tout l'effort de Tal Coat se concentre sur le renouvellement de la peinture par l'organique, un rocher, l'envol d'oiseaux, l'herbe, un champ de colza, une femme sous la cascade….Entre ciel et terre, au vertige du sensible, cette peinture-là dit subtilement le pouvoir de la matière, un monde que la raison nous cache."        Dominique Legrand le soir 23-3_11 

Pour aborder en profondeur Tal-Coat, il faut lire les très beaux textes de Henri Maldiney, par exemple: Aux déserts que l'histoire accable" l'art de Tal-Coat- Deyrole Editeur.

"...Dans une peinture de Tal-Coat il n'y a pas de signes. Et pour finir là où avec elle, en elle, commence le Monde, elle n'admet pas d'autres formes que les plis en lesquels s'articule l'imprévisible transformation de l'espace en lui-même...."

bam musée des beaux arts de môns jusqu’au 17 juillet

13:51 Écrit par anne dejaifve | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art contemporain |  Facebook |