10/04/2011

David Claerbout - une journée au Wiels

Superbe exposition, superbe mise en espace, superbe travail à vivre au rythme de l'oeuvre!

art contemporain

"Entrer dans le domaine mystérieux de la fascination, du temps qui passe, de l’instant saisi dans la durée. C’est ce qu’offre le Wiels quand, face aux écrans géants où se projette une chorégraphie d’images, le visiteur plonge en apesanteur sensorielle. Tout commence, non par les sens attendus au portillon d’un travail de vidéaste que seraient la vue ou l’ouïe, mais par le simple foulement d’un tapis hautement moelleux, atmosphère bleu sombre au premier niveau, puis éclaircie blanche de la palette à l’étage supérieur, avec toujours ce tapis de lobby hôtelier qui nous coupe du monde extérieur pour mieux aviver nos sensations.Les écrans s’entrecoupent, se répondent. On plane, on vit le mouvement de l’image et de son contraire dans une sorte de défi poétique sans fin qui va à l’encontre des schémas usuels de la perception. Fidèle à sa fascination libre pour le plan fixe au cinéma qui lui permet de pénétrer une autre dimension, David Claerbout (Courtrai, 1969) quantifie le temps à travers ses films et photographies : « Pas le temps au sens strict, précise l’invité qui occupe deux niveaux du Wiels, mais plutôt ses corollaires, le concept de durée et de répétition. Pour moi, cette exposition se veut autre chose qu’une rétrospective. C’est l’occasion unique de porter un regard global sur un ensemble de travaux. Aujourd’hui, je me rends compte que le son devient l’agent secret qui régit tout mon travail de vidéaste. »" D. Legrand 23-2_11

jusqu’au 15 mai au Wiels

 

14:05 Écrit par anne dejaifve | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art contemporain |  Facebook |

Commentaires

Effectivement une expo qui fascine et englobe le spectateur. Elle nécessite qu'on s'arrête et qu'on s'assoie, qu'on choisisse son angle d'approche, tous des petits luxes rares dans notre jungle de l'approximatif qui n'amasse pas mousse. Petite réflexion: je préconise de commencer la visite d'expo par le sous-sol, et ces deux dias foncées, en silence comme pour une gestation, une couvaison du regard, avant de monter vers les espaces du haut.

Écrit par : Benoi Lacroix | 13/04/2011

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